Chasseur, pêcheur, ouvrier, femme sans travail, retraité, le Mimizannais garde un secret, il trouve son pays plus beau que les autres au point qu’il n’a pas envie de le partager. Ceci est vrai l’été avec les touristes, ceci est vrai le reste du temps vis-à-vis de ceux qui viennent « d’ailleurs » pour vivre ici.  Mais, à la réflexion, en 2007, qu’est devenu le Mimizannais d’il y a 30 ans ? Avec plus de 100 nouveaux Mimizannais chaque année, la moitié de la population a été renouvelée en trente ans. Ces hommes et ces femmes ont fait l’effort de s’intégrer. Au nom de quelle idée reçue faudrait-il distinguer les Mimizannais (les « caillocs ») des autres ? Oui, les habitants ne sont plus les mêmes. D’abord combien sommes-nous exactement ? Le recensement de l’INSEE, fait en 2004, annonce 6605 habitants, soit 257 de moins qu’il y a 5 ans, dont 201 jeunes actifs en moins. Depuis la publication de ce chiffre, (les caillocs seraient-il devenus palombes ?) On les compte et les recompte  au point d’en trouver 800 de plus que l’INSEE (en incluant ceux qui ont acheté une maison ici mais ne vivent pas à Mimizan ! )

Les départs témoignent d’une évidence : oui les jeunes, souvent diplômés, quittent notre ville, faute d’y trouver un emploi.

Prise de conscience 

 Par ce livre blanc, nous voulons montrer en toute clarté, et de façon plus efficace qu’un discours, que l’aménagement urbain et le développement économique et social peuvent se faire avec l’assentiment du plus grand nombre.    

Nous nous adressons à tous les Mimizannais et pour cela nous réunissons ceux de gauche et ceux de droite, ceux du Bourg et ceux de la plage, sans a priori, nous voulons aider chacun à penser librement, à juger, à choisir. Ce livre blanc ne vaut que par le plaisir qu’il offre, celui de trouver notre chemin, toujours particulier et singulier pour penser mieux notre ville, d’une manière plus réaliste, pour « mieux vivre à Mimizan ». 

Il s’agit d’une étape de réflexion et non d’un document définitif. Ce livre blanc pourrait-il provoquer une prise de conscience et être le début d’une réflexion commune des Mimizannais ? Dans ce cas il aura atteint son but. 

 

Bernard Babled

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