Le tourisme à Mimizan devait compenser les aléas de l’industrie. Les saisons ont raccourci, les étrangers sont devenus rares et nous vivons petitement dans cet écrin…

    1.   Constat

                      1.   Forces 

  • Station climatique depuis 1905 
  • La nature y est exemplaire : Lac, courant, mer, foret 
  •            2.   Faiblesses 

  • Aucune activité « phare » ne vient distinguer la ville 
  • La station souffre d’isolement par rapport à d’autres destinations
  • Le plan d’urbanisme favorise davantage les campings et les voitures qu’il ne met en valeur le côté station balnéaire et l’environnement. 
  • 2.  Commentaires et interrogations Des installations peu mises en valeur : 

             -  Une activité nautique régulière s’est développée sur le lac, à côté il y a un embryon de golf avec 6 trous. Ce parcours, à l’image des golfs de Moliets ou Biscarrosse attirerait des joueurs s’il était complété. Pourquoi  l’agrandissement ne se fait-il pas alors que Mézos construit un parcours de 18 trous ? Attendre les élections municipales pour annoncer 3 trous de plus, déjà promis avant, est-ce bien sérieux ou est-ce seulement un effet d’annonce ? 

            – Un aérodrome, entretenu comme piste de secours de nuit, abrite une activité de parachutisme reconnue dans ce milieu. La création d’un aérovillage, comme à Biscarrosse, a pu être envisagée.  Malheureusement, faute d’une volonté suffisante d’aboutir, son sort est désormais, pour plusieurs années, dans les mains de la justice. 

            – Des pistes cyclables traversent les Landes du nord au sud. Circuler en ville en vélo reste dangereux. Pourquoi ? 

            – Un club de tennis avec 10 courts dont 2 couverts et la moitié en terre battue a permis l’organisation de tournois reconnus. Quelles sont les conditions pour que cet investissement soit utilisé, en dehors de l’été, comme terrain d’entraînement des équipes régionales et nationales ? 

           -  Le parc hôtelier et les équipements de loisirs sont déficients. La destination « France » étant recherchée pour des raisons de sécurité, pourquoi ne pas consulter des groupes hôteliers ? Eux peuvent, par leurs investissements, contribuer au développement de
    la station. La condition qu’ils fixent est claire : avoir un plan de développement pour la station.
      

            -  Des arènes de 1500 places, jamais couvertes, reçoivent en été de nombreuses animations notamment des courses landaises. Avant qu’elles ne soient fermées au nom du principe de précaution, que coûterait leur réhabilitation ? Quels aménagements concevoir et avec quels programmes d’animation culturels ce lieu pourrait-il atteindre une fréquentation qui le rentabilise ? Des professionnels du spectacle seraient sûrement de bon conseil.

           -  Un club d’équitation, situé en pleine forêt et à proximité de la plage, entretient une trentaine de chevaux et poneys pour les compétitions, les promenades et les randonnées dans les landes et les Pyrénées. Cette activité équestre est à l’origine d’une activité hôtelière de plus de 1200 nuitées par an. Sa fermeture est de nouveau décidée par l’ONF du fait de la précarité de ses installations. Pourquoi n’a-t-on pas trouvé de terrain constructible pour le projet de centre équestre, ouvert à l’année, présenté en 2000 ? Les plans existent et le financement peut suivre, d’autant qu’une activité complémentaire pourrait s’y ajouter et justifier l’investissement. 

    . Ces revenus communaux, produits par la station balnéaire, pourraient servir à l’embellir, par exemple en plantant des arbres sur la place du marché ou en aidant le financement du ravalement des façades. 

    Il apparaît donc, malgré ses atouts, qu’il manque à Mimizan un projet d’ensemble pour « doper » l’attractivité jugée déclinante : 

        -  Le plan d’eau du « courant » a donné lieu à des projets de port. Ceux-ci n’ont pas abouti faute de détermination. La carence actuelle en anneaux dans les ports d’Arcachon et de Capbreton justifie que ces projets soient réétudiés. La demande existe. Mimizan peut, sans difficulté majeure, créer ce port et doper son attractivité et ses emplois. 

       -   Nul doute que dans le sillage des bateaux viendront s’implanter ici thalassothérapie, hôtels, Spa, salle de sport, trinquet, frontons, manège équestre, bowling… 

       -   Les jeunes Mimizannais qui réclament un espace de rencontre et de distraction, genre MJC, avec studio d’enregistrement, jeux vidéo, jeux de société, … y auront droit. 

        -  L’urbanisme actuel qui favorise la voiture avec une route à 4 voies qui plonge sur la rue piétonne du cœur de ville et des parkings en haut des dunes pourra enfin être modifié avec des routes à 2 voies au lieu de 4 et des parkings en entrée de station, desservis par une navette

        -  La destination « Mimizan-plage », qui est déficiente depuis que le budget de l’OIT, consacré  à 80%, aux frais de fonctionnement, ne permet plus la même présence dans les salons, retrouvera sa notoriété perdue. L’amélioration de l’attractivité facilitera la communication pour gagner de nouveau la clientèle étrangère. …   

       -  Les liaisons avec les gares et aéroports (Dax, Labouheyre, Bordeaux) se justifieront à nouveau pour faciliter la fréquentation d’une clientèle de Week-end.   

    3.  AmbitionRedonner à la station un tourisme familial de qualité centré sur une installation de remise en forme et d’ici quelques années d’un port. Redonner aux Mimizannais le goût du « tourisme loisirs » au lieu du « tourisme nuisances » souvent mis en avant. Rassembler les compétences et les infrastructures pour accueillir les stages de remise en forme des équipes sportives tout au long de l’année. Promouvoir auprès des Mimizannais et des touristes l’image d’une cité exemplaire sur le plan de l’environnement

    La commune a les moyens pour réagir…Que soughaitez-vous qu’elle fasse?

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